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GuideBy David Persson··8 min de lecture

Enregistrement numérique d’EU Inc : ce que prévoit réellement la proposition

Ce que COM(2026) 321 prévoit pour une future inscription en ligne d’EU Inc, et les détails techniques qui restent à définir.

Il n’existe pas encore de service d’enregistrement d’EU Inc. Selon la proposition COM(2026) 321, une demande complète déposée par l’interface centrale avec le formulaire harmonisé et le modèle européen de statuts bénéficierait d’un délai de 48 heures et d’un coût d’enregistrement plafonné à 100 €. Le texte ne prévoit aucun capital minimum légal et permet d’indiquer 0 € dans les statuts.

EU Inc demeure une proposition législative : elle n’est ni adoptée ni disponible, et aucune date officielle de lancement n’a été annoncée.

Le parcours numérique proposé

La proposition créerait une interface centrale reliée aux registres nationaux des entreprises. L’autorité compétente de l’État membre d’immatriculation resterait responsable des contrôles applicables, notamment l’identité, la légalité, la fraude et la lutte contre le blanchiment.

La page officielle de la Commission sur EU Inc présente le parcours accéléré. Le délai et le plafond tarifaire sont toutefois conditionnels : ils visent l’interface centrale, le formulaire harmonisé et les statuts types de l’UE. Ils ne s’appliquent pas nécessairement à une demande incomplète, à des statuts sur mesure ou à une autre voie de constitution.

Le principe « une fois pour toutes » permettrait aux autorités de réutiliser certaines données déjà inscrites dans un registre et faciliterait l’attribution d’identifiants fiscaux et de TVA. Il ne supprimerait pas les déclarations ou obligations nationales en matière de fiscalité, de paie, de bénéficiaires effectifs, de succursales, d’emploi ou de licences.

Ce que le dossier devrait contenir

Le texte permet d’identifier les grandes catégories d’informations, mais pas encore tous les champs ni tous les justificatifs :

  • identité des fondateurs, dirigeants et bénéficiaires effectifs ;
  • nom de la société et adresse du siège statutaire ;
  • statuts, avec le modèle européen pour bénéficier du parcours accéléré ;
  • structure des actions, apports convenus et répartition initiale ;
  • informations de gestion et déclarations demandées par l’autorité compétente.

Le registre compétent appliquerait ses règles de contrôle du nom. La proposition ne garantit pas un vérificateur instantané et unique couvrant les 27 États membres.

Le choix du siège statutaire resterait important, sans déterminer à lui seul toutes les obligations. La résidence fiscale, la direction effective, les établissements stables, les salariés, les locaux et les activités peuvent créer des obligations dans d’autres pays.

Capital et contrôle préventif

La proposition n’impose pas un minimum de 1 €. Son article 62 prévoit l’absence de capital minimum légal ; les statuts pourraient donc indiquer 0 €. Les engagements de paiement liés aux actions dépendraient néanmoins des statuts et de la décision d’émission.

La constitution resterait soumise à un contrôle préventif. Celui-ci pourrait être administratif, judiciaire ou notarial selon l’organisation nationale, mais devrait pouvoir être effectué en ligne. Dire qu’EU Inc supprimerait tout rôle possible d’un notaire serait donc inexact.

Délai de 48 heures et plafond de 100 €

L’article 16 réserve ces deux conditions à une demande complète utilisant :

  1. l’interface centrale de l’UE ;
  2. le formulaire harmonisé ;
  3. les modèles européens de statuts.

Le plafond de 100 € vise le coût d’enregistrement et du contrôle préventif pour ce parcours. Il ne couvre pas nécessairement les conseils, la banque, la comptabilité, les licences, la fiscalité ou les formalités liées à l’activité réelle.

Les délais applicables aux statuts sur mesure, aux dossiers incomplets ou aux contrôles renforcés dépendront du texte adopté et de sa mise en œuvre. Il n’existe aucune donnée réelle permettant d’affirmer que des immatriculations seront achevées « en quelques minutes ».

Ce qui n’est pas encore défini

Aucune plateforme publique de production n’existe. Les éléments suivants ne sont donc pas des faits établis :

  • navigateurs et appareils pris en charge ;
  • formats et tailles maximales des fichiers ;
  • moyens de paiement ;
  • langues de l’interface et des documents ;
  • procédure exacte pour les fondateurs hors UE ;
  • vérification vidéo, assistance utilisateur ou délais de réponse ;
  • règles de conservation des données et d’expiration d’une demande.

Le cadre eIDAS pourrait soutenir l’identification électronique, mais il ne définit pas à lui seul le parcours complet d’EU Inc. Les actes d’exécution et les consignes officielles devront préciser l’authentification, les signatures, les traductions et les contrôles.

Quand le système pourrait-il ouvrir ?

La Commission souhaite un accord politique avant la fin de 2026. Il s’agit d’un objectif politique, pas d’une date d’adoption ou de lancement. Dans sa version actuelle, la proposition prévoit une application 12 mois après l’entrée en vigueur du règlement.

La date réelle dépend donc des négociations, de l’adoption du texte final et de la mise en œuvre. Il ne faut pas planifier une constitution en 2027 comme si elle était garantie.

Ce que les fondateurs peuvent faire maintenant

  • suivre le dossier législatif plutôt qu’une date de lancement supposée ;
  • tenir à jour les informations d’identité, de propriété et de siège ;
  • cartographier les pays où se trouvent la direction, les salariés, les locaux et les activités ;
  • attendre les modèles et les instructions officiels avant de préparer un dépôt ;
  • comparer les formes nationales disponibles aujourd’hui si une société doit être créée maintenant.

Si elle est adoptée, la voie numérique pourrait réduire une partie des frictions de constitution. Elle ne supprimerait pas les obligations locales de fiscalité, d’emploi, de licences, de succursales ou de conformité opérationnelle.

Sources primaires

À propos du rédacteur

David Persson

Fondateur et rédacteur, EU Inc Monitor

Responsable de la vérification des sources primaires, des normes éditoriales et des corrections importantes. David n’est pas présenté comme conseiller juridique.

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This article was researched and drafted with AI assistance and reviewed against the cited primary sources before publication. We disclose this openly so readers can assess the analysis in context. Read our methodology

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